Le commerce des pierre précieuse




Les gemmes du nouveau monde

La colonisation de l’Amérique ouvrit des perspectives insoupçonnées avec l’arrivée de nouveau produits en grandes quantités parmi lesquels les métaux nobles, l’or, l’argent, et les pierres précieuses. L’énorme pouvoir politique de l’Empire espagnol aux XVI et XVII siècles rendit possible l’occupation et la colonisation de la plus grande partie de l’Amérique, depuis le Mexique et la Californie jusqu’à l’Amérique Centrale et les Antilles ainsi que les vastes étendues des territoires du Sud. L’or fut le premier objectif d’une couronne espagnole épuisée, avide de ce métal si précieux, au moment où les caisses de l’Etat étaient vides, à cause des courts énormes des guerres successives contre d’autres pays. Pour trouver de l’or et de l’argent, des expéditions et des campagnes de colonisation furent entreprises vers l’intérieur du continent américain. Elles se terminèrent bien souvent de façon dramatique, tant pour les peuples indigènes colonisés qui virent leurs populations décimées et leurs sociétés mises à feu et à sang, que pour les colonisateurs, victimes des populations locales ou des dangers de toutes sortes durant le voyage.

Les émeraudes et les boucaniers

La découverte des richissimes gisements d’émeraudes de Colombie fut le point de départ d’une intense activité d’extraction minière, pour laquelle les Espagnols utilisèrent les populations indigènes comme esclaves.. On ignore quelles quantités d’émeraudes parvint à la cours espagnole, mais on suppose qu’une grande partie d’entre-elles vint remplir les coffres des vice-rois de la Nouvelle Espagne. Une part considérable des pierres extraites dut tomber entre les mains des corsaires qui infestaient la mer des Caraïbes, financés par la France, la Grande Bretagne et la Hollande. Les boucaniers, d’abord installés sur l’ile de l’Espanola (aujourd’hui Hispaniola ou ile de saint Domingue), puis plus tard sur l’ile de la Tortue et en Jamaïque, instaurèrent leur propre réseau commercial lucratif avec les produits pillés aux navires espagnols. Par l’intermédiaire de leurs agents, ils les faisaient parvenir aux magnats du continent. Ainsi, il n’est pas rare de trouver des émeraudes colombiennes datant de cette époque dans les trésors royaux des monarchies européennes, alors qu’aucune de ces gemmes n’est officiellement conservée par l’Espagne.

Introduction :

Il est fort probable que la quête pour découvrir et amasser les gemmes ait commencé avec la croyance qu’elles avaient une origine divine. L’homme avait connaissance de la chute sur Terre de certains corps célestes, ce qui l’amena à penser qu’ils étaient envoyés par les dieux. Il attribua alors cette origine, ainsi qu’une série de pouvoirs magiques à n’importe quelle pierre présentant certaines qualités remarquables, en particulier la couleur, la transparence et l’éclat. Ceux qui détenaient le pouvoir, et par conséquent les seuls à pouvoir s’offrir de couteuses gemmes, les collectionnaient avec ostentation face à leurs rivaux, même s’ils devaient pour cela s’acquitter de sommes exorbitantes..

Les voyages des gemmes

Dans l’antiquité, ni les connaissances géologiques, ni les capacités techniques n’étaient suffisantes pour trouver des gisements de gemmes. Si l’on ajoute à cela le fait qu’une grande partie de la planète était encore inconnue et que les cartes de l’époque étaient très rudimentaires, il est aisé de comprendre combien les pierres précieuses étaient rares et qu’il fallait, pour en obtenir, attendre leur arrivée depuis des contrées lointaines. Les peuples arabes nomades établirent des routes commerciales pour relier l’Europe à l’Extrême orient. Grâce à elles, et par l’intermédiaire des caravanes, des produits exotiques tels que les épices, la soie et les gemmes, en provenance notamment d’Egypte, d’Inde et du Moyen Orient, commencèrent à arriver en Occident. La nouvelle de l’arrivée des caravanes se répandit comme une trainée de poudre dans les cours européennes, où les commerçants étaient reçus et traités comme de grands seigneurs.

Le peuple juif et les gemmes

Bien que les Arabes contrôlaient les routes commerciales, leurs principaux centres économiques étaient souvent trop éloignées de l’Europe pour que leurs produits soient toujours accessibles aux cours et aux marchés européens. C’est pourquoi d’autres groupes ethniques, géographiquement plus proches et également nomades, notamment les Juifs, servirent de passerelle entre l’Orient et l’Occident. Ils établirent de solides structures commerciales, acquirent de grandes connaissances en gemmologie et apprirent en le perfectionnant l’art de la taille et du facettage, dans lequel ils excellèrent. Aujourd’hui encore, on peut voir dans les vieux quartiers juifs de nombreuses villes de vieille Europe, des rues aux noms faisant allusions aux métiers gemmologiques, et il existe encore de nombreuse familles juives, véritables dynasties de joailliers, d’orfèvres, de tailleurs, de gemmologues, de négociants et de grossistes de gemme.

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